lundi 30 juillet 2007
Marquoir familial - abécédaire fini
Pour ceux qui prennent le feuilleton en route, RDV dans la catégorie "Marquoir de la maison" pour revoir les épisodes dans l'ordre).
La réalisation de mon marquoir familial se poursuit, après le bref intermède du "Love Song". La broderie de l'abécédaire ne me pose pas de problème particulier, car la couleur s'impose d'elle même. Je choisis un joli brun rouge (encore un variation DMC). La grille de l'abécédaire est assez complexe, mais ce modèle très travaillé me plait beaucoup. Il y a des points de croix et des points arrières, que je travaille en même temps car je les brode avec le même fil.
Il y a un peu d'orangé aussi dans cette couleur, alors je trouve que c'est en harmonie avec le rose orangé de la frise. J'ai bien avancé aussi sur les dessins qui vont symboliser le village où j'ai passé mon enfance et la ville qui a vu naître Patrick. Petit à petit j'apprends à me servir de mon logiciel de point de croix. Beaucoup de fonctionnalités permettent finalement d'éviter d'avoir à saisir les grilles point par point, ce qui me rebutait fortement.
J'ai sorti des photographies qui vont me servir de modèle :
Je suis née à la brume un petit matin de novembre 1961. Je compris vite que ce monde appartenait aux hommes, accueillie que j'étais par un "c'est une pisseuse" du médecin de famille qui m'extrayait (et dont j'arrosais c'est vrai un petit peu les mains) et par un "M... encore une fille" de mon grand-père (qui se rattrapa bien par la suite en m'aimant beaucoup).
Voici l'église chère à mon coeur. Les tombes se pressent tout autour d'elle, protégées par un vieux mur de pierre. Au risque de me rompre le cou, un jour je suis montée tout en haut du clocher par une échelle vermoulue, avec d'autres compagnes de bétises enfantines. Pendant que ma soeur ainée restée en bas me menaçait de représailles parentales.
Dans le champ attenant s'élève un vénérable colombier, je sens encore la douceur de la pierre sous mes doigts, les marques gravées que d'autres avaient laissé avant moi. Je me souviens aussi de la fraicheur de la salle de terre battue, terrain de jeu de mes aventures imaginaires.
Quand j'étais enfant, un lierre plus que centenaire recouvrait tout l'édifice. J'en ai beaucoup voulu au fermier qui a tué ce vieillard, qui soit-disant menaçait le batiment. Pour moi les deux étaient inséparables, et ensuite rien ne fut plus comme avant.
Mon mari, bien qu'aussi cul-terreusement campagnard ;-) que moi, a failli à la règle qui voulait qu'à l'époque on voit le monde "à la maison" comme ce fut mon cas. Il prit donc sa première goulée d'air en ville, 7 ans avant moi, sous la protection toute proche d'un gardien impressionnant.
Bientôt (ou non), enfin plus tard... Je vous dirai comment j'ai réussi (ou pas) à broder ces monuments. En attendant, passez une bonne journée :)
mardi 17 juillet 2007
Marquoir familial - Monogrammes finis
Pour ceux qui prennent le feuilleton en route, RDV dans la catégorie "Marquoir de la maison" pour revoir les épisodes dans l'ordre).
La frise d'encadrement a été brodée très rapidement. Et à la fin de l'article précédent j'étais en pleine recherche de monogrammes. Après avoir fait deux essais de composition personnelle qui me plaisaient moyennement, j'ai repris l'ouvrage de Rita Weiss où se trouvent les monogrammes que je préfère, mais qui sont de tailles différentes.
Sur une feuille de calque j'ai reporté les contours des lettres à partir de leur diagramme :
Avec cette base, je dois faire 4 monogrammes de taille identique. Là je me sers de mon logiciel de point de croix (Micro application - Super point de croix deluxe2). Je place la feuille de calque dans le scanner, je clique sur "conversion" "acquérir", je scanne l'image du premier monogramme, puis je choisis la taille de la grille que je veux obtenir en nombres de points. Ici 35 points de hauteur.
Le logiciel fait la conversion automatiquement de l'image à la grille de point de croix mais le résultat est très approximatif. Il faut reprendre la grille et la modifier pour en corriger les imperfections.
Je recommence la même opération pour les lettres PC, pour les amener à la bonne taille.
Les monogrammes CG et BM font le bon nombre de points mais je les trouve un peu chargés par rapport aux deux autres, je reprends donc leur grille en la saisissant sur le logiciel de point de croix et j'affine un peu les contours des lettres.
J'imprime mes 4 grilles. Le plus dur pour moi reste à venir : le choix des couleurs. J'essaie, je fais et je défais, enfin je choisis deux teintes de gris, inspirées par les couleurs de la frise.
Ces dernières sont des Variations DMC, le 4030 et le 4190. Chaque couleur Variation est un dégradé de 4 autres fils DMC. Ainsi le bleu vert de la frise est un mélange de 931, 597, 3810 et 992. Le 931 qui semble bleu sur la frise est en fait un gris bleu. Je choisi cette teinte pour mes monogrammes , et je veux l'associer à un gris plus clair. Pour le trouver je sors mon nuancier DMC et je cherche dans la gamme de ces gris bleus pour trouver le numéro qui correspond à la même couleur, en plus claire : le 932.
Et c'est parti... la phase la plus simple et la plus agréable, la plus mécanique aussi puisque seules les mains travaillent pendant que l'esprit vagabonde... Cette toile est un délice à broder avec un seul fil.
Mes quatres coins de toile sont maintenant ornés de quatres monogrammes de même taille, mission accomplie :)
La prochaine étape est déjà bien avancée dans ma tête : le prénom de mon mari, le mien, le symbole ou dessin stylisé de notre lieu de naissance et la date de celle-ci.
Comme je n'aime pas montrer mes ouvrages avant de les avoir terminés (coucou chère Dany), je vais photographier la suite élément par élément. La photo de l'ensemble ne sera visible qu'à la fin.
A bientôt pour la suite, et en attendant, profitez bien de l'été :)
vendredi 13 juillet 2007
Marquoir familial - recherche de monogrammes
Pour ceux qui prennent le feuilleton en route, RDV dans la catégorie "Marquoir de la maison" pour revoir les épisodes dans l'ordre).
Tout en terminant de broder la frise qui encadrera mon marquoir, ma réflexion se poursuit et se centre sur les prochains motifs. Impossible de commencer à broder une histoire familiale sans partir de ses éléments fondateurs, comme on construit une maison. J'ai décidé de placer dans chacun des coins du marquoir les initiales entrelacées de mon père, de ma mère, de mon beau-père et de ma belle-mère. Ce placement est symbolique. Nos parents constituent les fondations de nos vies, les piliers sont placés aux quatre coins de la maison et la soutiennent. Ils nous communiquent leur expérience et leurs valeurs, que l'on décide, ou pas, de s'y conformer.
Ces initiales entrelacées de leur prénom et nom de naissance ne seront accompagnés d'aucune date (de naissance par exemple, comme on pourrait les imaginer sur un arbre généalogique), parce qu'elles ne représentent pas seulement nos parents mais nos racines. Ces dernières se prolongent indéfiniment dans le temps, comme les diagonales imaginaires qui passent par elles et se rejoignent au centre du marquoir.
J'ai donc besoin de 4 monogrammes (Un monogramme est un dessin réunissant plusieurs lettres en un seul signe). Ceux des lettres LL, CG, BM et PC. Je fais appel à deux ouvrages :
(Celui de Rita Weiss est splendide, celui de V.Maillard avec son classement par taille est très pratique et très lisible)
Le problème est que je voudrais une certaine harmonie entre les 4 monogrammes, au moins dans les tailles, et malheureusement dans ces livres, je trouve de belles lettres entrelacées, mais de dimensions différentes. Il va falloir que je "bidouille" des monogrammes existants, ou que j'en crée moi-même. C'est plus facile à dire qu'à faire. Pour l'instant j'ai fait deux essais et je n'ai pas encore choisi vraiment.
Pour ce premier essai, j'ai reporté sur une feuille de calque au crayon gris les initiales des prénoms, choisies sur l'ouvrage de Véronique Maillard, puis j'ai déplacé le calque sur une autre page de ce même livre (c'est possible car les grilles ont toutes le même nombre de points au cm) pour relever en rouge les lettres d'un autre abécédaire, pour le initiales des noms. J'ai choisi un abécédaire étroit et haut pour les prénoms et large et bas pour les noms, ce qui facilite le "mariage" des deux initiales.
Là j'ai procédé autrement, j'ai gardé les initiales des prénoms, mais cette fois j'ai saisi leur diagramme point par point sur le logiciel de point de croix, puis j'ai imprimé la grille et dessiné dessus au crayon à papier une initiale au point arrière de mon invention.
Vous préférez quelle version vous ?
Vous remarquerez que les initiales des prénoms évoquent le fer forgé. J'ai finalement réussi à le caser :o)
mardi 10 juillet 2007
Marquoir familial - la frise bientôt finie
Pour ceux qui prennent le feuilleton en route, RDV dans la catégorie "Marquoir de la maison" pour revoir les épisodes dans l'ordre).
Pour broder la frise, j'ai entamé deux échevettes de chaque couleur, et je prends alternativement mes aiguillées de fil dans l'une et l'autre pour les mélanger et rendre invisibles d'éventuelles différences de bain.
Je brode d'abord la tige, elle est toute simple : 13 points en diagonale, puis 4 point, 1 point, 4 points, puis 13 points en diagonale, on mémorise vite ce refrain. Et ça raccorde bien dans les coins, super ! Puis je brode les feuilles, je n'ai pas besoin d'arrêter mon fil, je passe d'une feuille à l'autre. Enfin les fleurs, selon le même principe. Finalement ce n'est pas ennuyeux ni trop long. Mon motif mesure 46cm sur 52.
Tout en brodant la frise ma réflexion se poursuit sur ce que je vais mettre à l'intérieur. Mes nuits sont peuplées d'images de jardins stylisés. J'ai trouvé sur internet deux textes que je compte intégrer : les paroles d'une chanson et un poème qui parlent à mon coeur et à mes souvenirs.
Je sais déjà quelles initiales et quelles dates je vais broder, et pour ce qui est des motifs et de leur symbolique, je vais me référer à cette adresse pour peut-être y glaner quelques idées. Je viens d'y lire que l'oeillet est symbôle d'amour maternel...
J'ai reçu des petits mots qui me vont droit au coeur, merci à leurs auteures, elles se reconnaitront :-)
vendredi 6 juillet 2007
Marquoir familial - à l'attaque !
Pour ceux qui prennent le feuilleton en route, RDV dans la catégorie "Marquoir de la maison" pour revoir les épisodes dans l'ordre).
Ma frise est choisie, ce seront donc des oeillets stylisés, je les imagine déjà en vert et rose...
C'est la frise que je vais broder en premier. En effet, si je connais la taille approximative de mon marquoir, c'est la frise qui va en donner la dimension exacte, en fonction de l'endroit où vont "tomber" ses coins, et cela dépend de la taille des dessins répétitifs qui la composent.
La méthode qui consiste à imprimer les motifs à broder à l'échelle m'évite alors bien des calculs... J'imprime plusieurs feuilles de la grille à la bonne taille, afin de réaliser d'abord une frise en papier avec 6,5pts/cm, comme ma toile. Je découpe et j'assemble entre eux comme un puzzle les morceaux de frise pour former un cadre de papier que je pose sur la grande feuille de mon projet. Rien n'est collé sur celle-ci, mes éléments sont susceptibles d'être déplacés ou modifiés au fur et à mesure que je vais broder.
Sous la feuille j'ai placé ma toile. C'est la même que celle que j'ai choisie pour le SAL a Love song (Zweigart vintage Mocha, 13 fils/cm). Il me reste à choisir les deux couleurs de la frise. Je veux du vert et du rose, parce que c'est logique pour des oeillets, tout bêtement. Je veux des couleurs dégradées pour donner plus de légèreté aux motifs, sinon ça va donner un grand trait vert et des pâtés roses :)
Pour déterminer l'endroit de la toile où placer mes premiers points, je place ma frise de papier directement sur la toile, au milieu. Avec cette méthode, rien à mesurer, rien à compter, un bonheur ! Je vois tout de suite de cette façon à quel endroit commencer à broder le coin.
Pour les fils, je suis toujours fidèle aux DMC pour plein de raisons : ils sont moins cher (et pourtant encore bien trop), ils résistent à tous les lavages, ils sont disponibles près de chez moi, leurs couleurs sont suivies, et depuis le temps que je brode, j'ai fini par acheter où recevoir en cadeau toutes les couleurs de la marque... (merci Patrick et Marie !)
Le vert ne me pose pas de problème, il est choisi tout de suite et l'effet sur la toile après avoir brodé quelques points me plaît bien : c'est le 4030 (du vert d'accord, à condition qu'il tire sur le bleu :o)). Par contre le rose que j'avais choisi est trop clair. Je m'aperçois qu'avec cette frise il faut absolument que les deux couleurs soient aussi foncées l'une que l'autre, sinon de loin, on ne voit que le trait de la tige, ou que la forme des fleurs. Après plusieurs tentatives avec d'autres fils (faire et défaire... m'énerve !) je choisi le 4190 (du rose d'accord, à condition qu'il tire sur l'orangé :o)).
La toile, marbrée et assez foncée, modifie la perception des couleurs. Le fait de broder en un fil sur deux fils de trame aussi. Je m'aperçois avec l'expérience qu'il faut que je prenne une couleur plus foncée que celle que je veux donner au final, et qu'une couleur éliminée comme trop acidulée ou flashie sur la cartonnette ne rend pas du tout pareil une fois brodée. Elle parait plus douce et plus passée. En fait il me faudrait un nuancier brodé en un fil sur cette toile...
Merci pour vos encouragements :) Passez une très bonne journée !
mercredi 4 juillet 2007
Marquoir familial - le choix de la frise
Trouver une frise n'a pas été trop difficile, parce que j'avais déjà une forme en tête. Mon choix s'est arrêté sur une frise d'oeillets. C'est une fleur que j'aime beaucoup pour sa modestie et surtout son parfum, qui me ramène à des souvenirs de très petite enfance, dans le jardin de curé de mon arrière-grand-mère. A mon sens, chaque élément d'un sampler personnel doit être symbolique ou faire référence au vécu de la personne qui le brode.
Cette frise provient du recueil "Répertoire de frises " de Valérie Lejeune Ed Mango pratique.
Avec le même système que précédemment, j'ai imprimé la grille à la bonne taille pour la positionner sur ma feuille, avec les autres éléments que je compte broder. La disposition est susceptible de changer ainsi que la taille des éléments. Je pense improviser au fur et à mesure :)
Il ne me reste plus qu'à choisir deux couleurs pour la frise, et je commence à broder par celle-ci. Elle me fournira un cadre dans lequel je placerai mes éléments. Comme ça ils seront faciles à centrer, aucun calcul ou comptage ne sera nécessaire...
mardi 3 juillet 2007
Marquoir familial - le choix de l'abécédaire
A la fin de l'article précédent, j'avais choisi un abécédaire pour mon sampler, et je cherchais le moyen de déterminer comment le centrer sur la broderie par rapport à la maison.
Je peux passer des heures à broder, mais par contre la phase de préparation doit aller très vite, je suis partisane du moindre effort. C'est pour cela que je ne saisirai pas toute la grille de ma broderie à l'avance. Pour ma première création, j'ai aussi procédé de cette façon, par morceaux successifs, par symétrie au fur et à mesure, ce qui fait que je n'ai pas de grille de mon modèle.
Le logiciel de point de croix n'est donc pas mon ami. Par contre... le scanner et Photofiltre me servent tout le temps quand je travaille sur un RR. Ils permettent d'imprimer la grille ou la photo du motif à broder à la taille souhaitée, ce qui est une aide précieuse pour positionner les motifs.
Dans le cas présent, j'ai choisi un abécédaire qui semble me convenir, je trouve que sa forme est belle car elle évoque le fer forgé. En plaçant mon mètre de couturière, je compte combien il y a de points dans un centimètre sur la grille : 7
Le but du jeu va être d'imprimer cet abécédaire à la taille exacte qu'il aurait s'il était brodé sur ma toile de lin 13 fils, soit en brodant sur deux fils, avec 6,5 points au cm. Avec le scanner et Photofiltre c'est enfantin.
J'ouvre Photofiltre et je clique sur l'icône qui représente un petit scanner, pour numériser la grille de l'abécédaire. La zone mesure 17 cm de largeur sur 24 cm de hauteur, je l'ai mesurée pour la photo, mais le logiciel l'indique au moment de la numérisation.
Une fois la numérisation effectuée, je clique sur "fichier" puis sur "imprimer", et attention, là c'est la partie la plus dure, le seul moment où il va falloir compter quelque chose, on sort la calculette : pour connaître la taille voulue à l'impression, je divise 17 par 6,5 (nombre de points/cm de ma toile) et je multiplie par 7 (nombre de points/cm de la grille), ce qui me donne une largeur de 18,3 cm. J'indique ce nombre à ce cher photofiltre, et comme il est gentil, il calcule lui-même la taille de la hauteur. Comme je suis contente, je clique sur "OK" et sur "imprimer" :o)
Quand l'imprimante a fini de travailler, je vérifie qu'il n'y a pas d'erreur, avec une petite règle qui traîne par là, voyons voir si j'ai bien 6,5 points dans un centimètre :
C'est tout bon, il ne me reste plus qu'à découper les lettres pour les positionner sur ma grande feuille. Aussitôt dit aussitôt fait, mais problème à l'arrivée : la maison paraît beaucoup trop petite par rapport aux lettres, ça ressemble plus à un abécédaire qu'à un sampler. Dommage, cet abécédaire me plaisait beaucoup, mais je vais devoir en trouver un moins grand !
Mais avant toute chose, je cherche sur internet des photos de samplers anciens pour voir la taille des lettres des abécédaires par rapport aux maisons. J'aurais bien dû commencer par là ! Pour éviter que les lettres soient écrasantes par rapport à la maison il faut qu'elles soient au minimum trois fois moins grandes. Ma maison fait 45 points de haut, donc il me faut des lettres de 15 points environ maxi. Je reprends mes bouquins et je cherche...
Les abécédaires de 15 points que je vois ne me plaisent pas des masses... jusqu'à celui-là, qui est très travaillé (comme par hasard), avec du point de croix et pas mal de point arrière, en plus il fait la bonne taille, super ! Retour à mon cher ordi, je refais mon petit calcul et j'imprime à la bonne taille, je découpe, je positionne sur la feuille à coté de la maison :
Cette fois ça me plaît bien. Maintenant je dois trouver une frise et voir comment vont "tomber" les coins en procédant de la même façon. Et après j'attaque ! Je commence déjà à voir défiler des couleurs de fils dans ma tête...
En attendant, le soir, mes bambins de Casamia me tiennent compagnie, j'ai commencé le mois d'aout, dédié à la moisson. Et le SAL A love song attend sagement son objectif 2.
C'est tout pour aujourd'hui ! Dehors il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille...
Passez une bonne journée :-)
dimanche 1 juillet 2007
Marquoir familial - Etape 1
Il y a longtemps qu'un tableau brodé sur le thème de notre maison me trotte dans la tête. Ce projet, toujours remis au lendemain a fini par me titiller suffisamment pour que je commence à y réfléchir sérieusement. Ces derniers temps, il a même commencé à se matérialiser sous la forme de premiers dessins.
Mais commençons par le commencement. J'ai une idée bien précise de ce que je veux broder. M'inspirant des samplers familiaux traditionnels, je vois (pour l'essentiel) un abécédaire, la maison, le potager et une frise tout autour. La difficulté pour moi réside surtout dans le choix des couleurs. Le dessin ne me pose pas trop de problèmes, par contre je ne me vois pas créer la grille entière avant de broder : trop fastidieux à mon goût, même avec un logiciel de point de croix.
Dans un premier temps j'attrape mon appareil photo et je fais le tour de la maison pour prendre les éléments qui pourront me servir (la façade, les arbres, des éléments de déco intérieure ou extérieure), j'imprime ces photos sous forme de vignettes sur quelques feuilles, elle me serviront de pense-bête et de modèle pour dessiner. Je ressors d'un dossier les plans de la maison pour m'aider à tracer la façade.
J'ai dans mes stocks des feuilles quadrillées spéciales broderie. Je prends celles qui correspondent à 6.5 points au cm (comme la toile que j'ai choisi pour mon marquoir). Une petite séance de découpage et de collage plus tard, j'ai une grande page quadrillée à taille réelle :
Je peux attaquer la phase de dessin. Pour ça je prends du papier calque. Une fois chaque élément dessiné, je peux le positionner sur la grande feuille dont je vois le quadrillage par transparence. Je fixe les petits morceaux de papier calque à l'endroit choisi avec du scotch repositionnable, comme ça je peux les bouger comme je veux les uns par rapport aux autres.
J'ai les éléments principaux de mon futur ouvrage : la maison, le potager et sa forme circulaire si particulière, la taille approximative des initiales de nos noms de famille (qui correspondent à celles du prénom et du nom de notre fille), les deux petits abris de jardin.
Je sors mes bouquins d'abécédaires, et je recherche celui que je vais broder au dessus de la maison. Je trouve celui qui me parle le plus : on dirait du fer forgé, et la taille est correcte. Le souvenir de la forge de mon père et mon attirance pour la déco marocaine y trouvent forcément leur compte :-) Mais saisir tout l'abécédaire dans mon logiciel de point de croix pour le centrer par rapport à la maison, je n'aurai pas la patience, il ne faut pas y compter ! (c'est le cas de le dire). Je vais donc procéder autrement, mais comment ?


























